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Lorsque Robert Kennedy se lance dans la course à la Maison Blanche, à la fin des années soixante, il est donné grand favori du camp démocrate. Mais au soir de sa victoire aux primaires de Californie, le 5 juin 1968, il est assassiné. Vaste complot, acte isolé, ce meurtre, comme la mort de son frère John, cinq ans auparavant, reste sujet à controverses…

Bob Kennedy représentait l’aile libérale du Parti démocrate. Fervent soutien de la lutte en faveur des droits civiques, il était également devenu un farouche opposant à la guerre Viet-Nam. Dans ce discours de campagne filmé par une équipe de 9.000.000,. il prône non pas un retrait mais un règlement négocié du problème, "pour en finir avec la guerre, avec ce bain de sang, pour ramener les soldats américains à la maison dans l’honneur". "Ce que nous voulons", disait il "c’est arrêter de dilapider 85 millions de dollars par jour, dans cette guerre, et c’est dépenser cet argent, ici, aux Etats Unis. C’est un conflit qui concerne les Vietnamiens, et nous pouvons les aider, nous voulons les aider, mais nous ne pouvons pas gagner la guerre à leur place. Ils doivent d’abord mettre un terme à la corruption, à la malhonnêteté. Ils doivent s’engager dans la bataille, et pas seulement envoyer au front et mobiliser les jeunes gens de dix huit ou dix neuf ans. C’est à eux de diriger les opérations. Les combats ne doivent pas être livrés par des soldats américains. Je ne pense pas que nous devions avoir, semaine après semaine, deux trois quatre fois plus de blessés dans nos rangs, que dans l’armée vietnamienne. C’est leur lutte, c’est leur guerre, nous ne pouvons pas la gagner pour eux : voilà ce que devrait être notre politique".

Ce reportage est complété par l'interview de son directeur de compagne, Pierre Salinger.