• 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
(430 votes )

Au mois de novembre 1961, le chef de file des exilés algériens, Ahmed Ben Bella , prisonnier des Français, entame une grève de la faim pour obtenir le statut de détenu politique. Il force le FLN (le Front de libération nationale) de l’intérieur à le soutenir. Il force le roi du Maroc à intervenir en sa faveur. Il force le général de Gaulle à lui accorder une sorte de liberté surveillée ce qui lui permet de négocier en sous main les accords d’Evian. Les extrémistes des deux camps sont en quelque sorte mis sur la touche et c’est le début de la fin des rêves putschistes du général Salan. C’est l’analyse à chaud de l’un des observateurs les plus avisés de l’époque, David Schoenbrun, le correspondant de CBS.